Quelques chiffres

En France, le cancer du col de l’utérus représente 3 068 nouveaux cas par an environ (avec

un pic vers 40 ans) et 1 067 décès (avec un pic vers 50 ans).1

Ces chiffres représentent une diminution constante des cas depuis les années 80, grâce au dépistage par frottis.

La survie relative du cancer du col de l’utérus est de 75 % à 3 ans et de 70 % à 5 ans. Cette survie diminue avec l’âge auquel on découvre le cancer.

Le cancer du col de l’utérus est une maladie d’origine infectieuse à évolution lente liée à la contamination par papillomavirus. Un cancer met en général plus de 15 ans à se développer à partir de l’infection par le papillomavirus.

Il existe plus d’une centaine de papillomavirus connus, dont 18 susceptibles de provoquer des cancers du col de l’utérus. Les deux virus les plus fréquents (dans 81,8 % des cas) sont les papillomavirus 16 et 18 2. Ce sont ceux contre lesquels les vaccins protègent.

Plus de 70 % de la population est porteuse de papillomavirus responsables de cancer. Les virus se transmettent lors des rapports sexuels (l’utilisation de préservatif est insuffisante). Le plus souvent (dans 90 % des cas), l’infection guérit seule. Toutes les lésions précancéreuses peuvent disparaitre spontanément. 

 

1.  En 2005 (incidence estimée par FRANCIM, décès de l’INSERM CepiDC)

2.  Duport N. Données épidémiologiques sur le cancer du col de l’utérus. Etat des connaissances – Actualisation 2008. Institut de Veille Sanitaire.