Les Cancers

Un cancer correspond à la multiplication anarchique de cellules anormales.

Elles peuvent être situées dans n'importe quel organe et échappent à tout contrôle. Les mécanismes en

cause sont très nombreux.

Les cellules cancéreuses finissent par former une masse (une boule) que l'on appelle tumeur maligne.

Les cellules des tumeurs malignes ont tendance à quitter leur tissu d'origine et à envahir les tissus voisins :

on parle de cancer infiltrant. Certaines tumeurs restent dans leur tissu d'origine sans infiltrer les tissus

voisins : on parle de cancer in situ (resté en place).

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Qu’est-ce qu’un cancer du sein ?

Chaque sein est composé d'une vingtaine de compartiments, séparés par du tissu graisseux, contenant les

lobules qui produisent le lait en période d'allaitement. Des canaux transportent le lait vers le mamelon. Les

hormones sexuelles de la femme (estrogènes et progestérone) ont une grande influence sur les glandes

mammaires.

Un cancer du sein est une tumeur maligne résultant de la dégénérescence des cellules du sein, le plus

souvent issue de la glande mammaire. Cette évolution s’opère sur une période plus ou moins longue de

quelques mois à quelques années avant d’aboutir à une véritable lésion cancéreuse.

C’est pendant cette période que le dépistage trouve toute son importance en permettant de découvrir le

cancer à un stade débutant donc facilement curable.

 

Pratiquement rien
Petit cancer
Cancer avéré

Ces 3 photos témoignent de l’évolution, lente d’un cancer étagé sur 4 ans.

Docteur Alain ISNARD, Médecin coordonnateur du dépistage du cancer du sein.

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Qu’est-ce qu’un cancer colorectal ?

Le cancer colorectal est une tumeur maligne développée aux dépens de la muqueuse du côlon ou rectum.

Le côlon et le rectum constituent la dernière partie du tube digestif, appelée aussi gros intestin.

  • A 65 ans 1/3 de la population est porteuse d’adénome.  

  • 85 % des CCR résultent de la transformation d’un adénome.

 

Photos :

1 : Petit polype colique pouvant être retiré pendant la coloscopie

2 : Polype colique de plus de 1 cm avec risque de dégénérescence important, mais qui peut encore

     être retiré au cours de la coloscopie.

3 : Cancer du côlon infiltrant nécessitant une intervention chirurgicale.

Ces trois stades illustrent l’importance de découvrir le plus tôt possible, une anomalie. Le temps est

précieux, pourquoi repousser l’occasion de s’occuper de sa santé avec le dépistage organisé ?

Professeur Michel DAPOIGNY, Médecin responsable du dépistage organisé du cancer colorectal.

 

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 Qu'est-ce qu'un cancer du col utérin?

Le col de l’utérus est la partie basse de l’utérus qui aboutit dans le vagin. Le col contient le canal cervical.

A l’examen au speculum, le gynécologue peut voir le col de l’utérus et son orifice. Le col peut également

être perçu au toucher vaginal.

La partie visible du col s’appelle l’exocol, il est fait de cellules dites malpighiennes. La partie interne du canal

cervical n’est pas visible : c’est l’endocol, qui est fait de cellules dites « glandulaires », comme celles qui

tapissent l’intérieur de l’utérus.

Le cancer du col de l’utérus est dû à des virus papillomavirus. Plus de 70 % de la population est contaminée

par ces virus, le pic de contamination survenant lors des premiers rapports sexuels.

Plus de 90 % des personnes contaminées guérissent spontanément de ces virus; D'autres développent des

lésions précancéreuses.

Parmi ces lésions précancéreuses, les guérisons spontanées sont encore possibles

(entre 1/3 des cas pour les lésions les plus graves et la moitié des cas pour les lésions les moins graves).

Certaines femmes développeront quand même un cancer, sachant qu’entre la contamination par le virus et

la transformation en cancer, il se passe 15 ans en moyenne. 

 

La vaccination est préférentiellement faite à l’âge de 14 ans,

 pour protéger des deux virus les plus fréquemment

responsables de cancers du col de l’utérus : virus 16 et 18.

L’important est de vacciner les jeunes filles avant qu’elles

n’aient leurs premières relations sexuelles.

 

Mais la vaccination ne protège pas contre tous les virus responsables de ce cancer.

Un frottis cervico-utérin doit donc être réalisé périodiquement pour vérifier qu’il n’y a pas de

lésion précancéreuse ni de cancer.

A l’examen, le médecin prélève des cellules de l’exocol et de l’endocol (à la zone de jonction), pour

s’assurer qu’il n’y a pas de lésions ni de l’un ni de l’autre.  La durée très longue de transformation depuis la

contamination par le virus jusqu’au cancer explique qu’il faut vérifier périodiquement, grâce au frottis

cervico-utérin, qu’il n’y a pas de lésion.  Il faut continuer à faire ces frottis même après la ménopause. En

faire avant d’avoir des relations sexuelles ne sert à rien.

Si toutes les femmes étaient dépistées, il n’y aurait quasiment plus de cancer du col de l’utérus,

puisqu’il serait possible d’intervenir avant.

Docteur Marie Ange GONDIN, Médecin coordonnateur du dépistage organisé du cancer du col utérin.

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